LUNDI 1ER AVRIL 1940

 

Et voici que les rumeurs commencent à circuler sur un départ prochain pour une zone plus active que cette zone d’opérations aériennes des Alpes à laquelle nous sommes présentement rattachés. J’en vois qui trépignent d’impatience et qui ne peuvent plus se contenter des secteur quotidiens « Perthuis-Cadenet » et des plastrons tels que Potez 630 et le dernier Bloch-174 (qui paraît avoir de sérieuses qualités). Le sous-lieutenant CORDIER, nouvellement affecté à l’Escadrille, vient grossir les rangs de ceux qui rougissent de n’avoir pas fait encore une mission de guerre et qui sont déçus d’être affectés à un groupe célèbre alors qu’il est au repos.

MERCREDI 3 AVRIL1940

            Et voici plus que les rumeurs signalées avant-hier. Nous repartons. Chargement de l’échelon roulant qui doit embarquer dès demain. Tout le monde est paré. Les jeunes ne se sentent plus de joie. Les avions ne partirons pourtant pas avant deux jours. D’ailleurs il est inutile d’arriver là-bas avant les mécaniciens et le matériel, et le déplacement par voie ferrée ne se fera pas en douze heures.

SAMEDI 6  AVRIL  1940

            Nous devons partir aujourd’hui. Il fait un tel mistral, et d’autre part la météo sur l’est de la France est si peu favorable que le commandant BORNE décide de remettre le départ au lendemain. Et tout le monde en sera quitte pour refaire des adieux aux « personnes chères » laissées à Marseille.

DIMANCHE 7 AVRIL 1940

            C’est donc aujourd’hui que le Commandant BORNE donne le signal du départ. Il y a encore un peu de mistral. A Marignane le temps est superbe mais plus haut , vers Lyon et au dessus, la météo annonce des plafonds bas. Comme toujours en voyage, l’Escadrille se scinde en plusieurs patrouilles. Le lieutenant VINCOTTE doit emmener le lieutenant HLOBIL et l’adjudant BAPTIZET emmène FAUCONNET et CORDIER; PLUBEAU conduit une patrouille avec, comme équipiers, TESSERAUD et PUDA. Notons que la CHAPELLE, JAUSSAUD, GIRARD et DUPERRET, en permission ne participent pas au voyage.

Avant de quitter Marignane, nous eûmes une émotion : le général qui examinait les avions attentivement voit sous le 74 de TESSERAUD une large flaque qui s’étale de plus en plus. Il s’étonne et demande des explications sur cette fuite d’eau. Quand on lui eut appris que le Curtiss avait un refroidissement par air, il manqua d’étouffer. A-t-il compris que c’était de l’essence qui coulait par le trop plein ?

Le voyage se passe très vite. Les patrouilles se suivent à vue au début du voyage. Certaines passèrent tout de suite au dessous des nuages, d’autres restèrent assez longtemps au dessus. Ce ne fut pas toujours facile de redescendre, n’est-ce pas de la FLECHERE ?

            Le lieutenant VINCOTTE se fit remarquer en se posant avec sa patrouille à Lyon pour ravitailler, le lieutenant HLOBIL lui avait fait comprendre par signe qu’il n’avait plus d’essence. Il n’en avait en effet , plus que 350 litres.

            Finalement tout le monde se pose à Azelot. Il y fait un temps superbe mais on se sent un peu cafardeux. Est-ce cette piste tellement dénudée que le fameux camouflage s’avère presque impossible à réaliser ? Est-ce la perspective de tous les travaux qu’il va falloir entreprendre pour rendre le cantonnement habitable … et discret. Les officiers logent dans un château. Quel château ? Les pilotes logent en ville- en Vernois- et ne s’y trouvent pas mal. Quand aux mécaniciens ces « braves petits mécaniciens, toujours au travail , jamais à l’honneur »  , comme le disait un illustre général et comme le répète PLUBEAU, ils sont vraiment mal lotis. Le S-C MENUT va d’ailleurs nous le dire. Ecoutez le plutôt :

            « Oui, mes camarades et moi, fûmes assez déçus de notre heureusement bref séjour à Azelot. Au cours de ces journées incertaines ou nous attendions des ordres précis, l’avenir ne s’annonçait pas sous de très heureux auspices. Le logement était lamentable et je me proposais de loger mes pénates dans un grenier quelconque, avec pour toute literie le foin odorant de nos campagnes fleuries » . Remarquons en passant, que nos mécaniciens savent être aussi poètes.

VENDREDI 12 AVRIL 1940

            Enfin ; ces ordres précis que réclamait MENUT, arrivent. Tout le monde rentre au bercail (lisez Xaffevillers-Roville-aux chênes ) et petit à petit cette vie que nous avons menée pendant six mois, va reprendre, la même. Et pourtant le décor à un peu changé : les arbres commencent à se couvrir de feuilles, et nos remplaçants du G.C 1/2 ont fait pousser des baraques un peu partout, en ne respectant pas le fameux plan de desserrement du commandant. A l’endroit où nous avions établis le P.C. de l’Escadrille s’élèvent deux baraques. Le mess des sous officiers sera établi dans une immense baraque 30X6. mais, au fait, que sont devenues les cuisinières si chères à THOMAS ? les mauvaises langues prétendent que se sont nos camarades du demi qui, dans leur fureur d’être obligés de partir les ont emmenées avec eux …

SAMEDI 13 AVRIL 1940

            JAUSSAUD rentre de permission. De la CHAPELLE aussi, mais, plus favorisé par le sort que JAUSSAUD, il revient en convoyant un avion laissé à Marignane.

            A Marignane JAUSSAUD a dû subir les larmes du colonel L…………., qui se plaignait du «  dédain qu’affiche le Groupe pour les papiers administratifs. »

            Une bonne nouvelle nous arrive et réjouit particulièrement notre sympathique CALUZIO. Il vient d’apprendre qu’il est « l’heureux père d’une petite Fille Annick ». Devant un aussi joli nom, on ne peut s’empêcher de boire le champagne et de faire envoyer des fleurs à l’heureuse Maman, au nom de tous les Petits Poucets.

DIMANCHE 14 AVRIL 1940

            L’Escadrille s’installe « provisoirement » dans ses anciens locaux et nous en profitons pour arroser l’arrivée du sous-lieutenant CORDIER, comme il se doit, et, heureuse initiative, un cœur timide au début, plus net à la fin, s’élève. Ce sont les pilotes de l’Escadrille qui, pour la première fois, chantent « La Ballade des Petits-Poucets » dont les paroles sont de JAUSSAUD (il les a mûries en permission) et dont l’air est de je ne sais plus qui. Enfin notre ballade se chante sur l’air de « Sur la route, la grand’route ». La voici. Jugez vous-mêmes :

 

BALLADE DU PETIT POUCET

(Air : Sur la route, la grand’route).

 

 La guerre, l’horrible guerre )  bis
 A souillé nos horizons.
 Le Boche, vaincu naguère, )  bis
 Orgueilleux, lève son front. 

 

 Messerschmidt Crânait :
 Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
 Le Curtiss murmurait :
On verra ! …. On verra ! …. 

 

 Devant l’ogre à croix gammée )  bis
 Petit Poucet s’est dressé,
 Il a mis ses grandes bottes )  bis
 Et chaussé se éperons.

 

 Messerschmidt hurlait :
 Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
 Petit Poucet répondait :
 On n’pass’ps ! On n’pass’pas !

 

 Dans les cieux, la bataille  )  bis
 A fait rage en un instant
 Le Boche apeuré s’débine ) bis
 P’tit Poucet lui fonce au cul 

 

 Messerschmidt fuyait :
 Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
 P’tit Poucet crachait :
Ta.. Ta.. Ta.. Ta.. Ta.. Ta.. 

 

 Quand les cieux seront vides )  bis
 Et la France délivrée,
 On verra que la démence,
 Que la force n’est pas tout,
 Que les P’tits Poucets de France
 Peuv’ent mettre un ogre à genoux.

 

 Messerschmidt pleurait :
 Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !
 Petit Poucet chantait :
 Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

 

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L’Escadrille est au complet, treize pilotes et de nombreux mécaniciens dont voici la liste avec les avions :

 

193 - Lieutenant VINCOTTE                                                Sergent-Chef  PIERRE

153 - Lieutenant GIRARD                                                      Sergent-Chef  CASTEL

181 - S/ Lieutenant   DUPERRET                                          Sergent-Chef  GILLET

110 - S/ Lieutenant   CORDIER                                             Sergent-Chef  SARRET

  24 - S/ Lieutenant   FAUCONNET                                      Sergent-Chef  HAZEMANN

196 - S/ Lieutenant   BAPTIZET                                            Sergent-Chef  MENUT

    2 - Lieutenant  HLOBIL                                                     Sergent-Chef  MARECHAL

130 - Adjudant PLUBEAU                                                    Sergent-Chef  CALUZIO

  74 - Adjudant TESSERAUD                                               Sergent-Chef  IMBERT

  90 - Sergent-Chef JAUSSAND                                           C. C. LECLERC

146 - Sergent-Chef DE LA CHAPELLE                                Sergent PANNETON

  96 - Sergent-Chef DE LA FLECHERE                                C. C. DESMARAIS

  88 - C.C. PUDA                                                                  Caporal  MACUBA–MATZURALI

L’état-Major du Groupe, membres d’honneur de l’Escadrille :

  98 - Commandant BORNE                                                  Sergent-Chef CHABERT

  97 - Capitaine ENGLER                                                      Caporal-chef DUVAL

avec l’adjudant LANCON, as des mécaniciens, assisté de quelques jeunes qui n’ont pas encore « leur » avion : Sergent LASSALLE, C.C. LINGER, C.C. LE NABOUR DELARABLEE, Caporal DIDIER ; les mécaniciens radio-électriciens : Sergent LAMOTHE, C.C. FAVEAU et les mécaniciens d’équipement : Sergent BERTHELEMY et Sergent VINAY.

            Bref, l’Escadrille, qui paraît parfaitement homogène, est heureuse d’avoir retrouvé ses anciennes amours : le cantonnement de Roville pour tous ( tandis que la 3ème Escadrille va loger à Saint-Pierremont, au grand bonheur de son maire ! ). Certains ont retrouvé leur « centre d’accueil » à Rambervillers, d’autres un peu pus loin !

 

VENDREDI 19 AVRIL 1940

            Première alerte sérieuse : Plusieurs groupes de bombardiers sont signalés sur le Rhin. De la chasse les protèges. Tout le monde en l’air ! L’Escadrille doit former quatre patrouilles, deux catégories : les « anciens » à qui on ne va pas en remontrer, et les « jeunes » qui, suivant les cas sont fébriles, pâles ou rayonnants. « Mais non ! JAUSSAUD, ne vous dépêchez pas tant . Ce n’est pas encore aujourd’hui que vous verrez les Fritz ! ».

            Effectivement, un coup de téléphone décommande la mission au dernier moment, alors que les moteurs tournaient déjà. Le Lieutenant VINCOTTE en profite pour essayer la piste, mais il n’insiste pas longtemps : après avoir roulé deux mètres en dehors des grilles, il s’enlise ! A moi la mécanique les palans, les planches et les puissantes épaules !.

SAMEDI 20 AVRIL 1940

            Une matinée splendide tous les espoirs sont permis. Et voici la protection traditionnelle dont on avait perdu l’habitude depuis le mois de Janvier : un P.63 du G.R. 2/36 ( qui a remplacé le G.R. 2/52 à Herbevillers ). Sur le secteur Hornbach-Pirmasens, à 6.500 mètres, protection assurée par douze Curtiss de l’Escadrille en bas (c’est une façon de parler) coiffée par quatre patrouilles de la 3.

            Décollage dans une pagaille assez réussie dans le genre, dûe en grande partie à l’état de la piste, qui en 24 heures, ne s’est tout de même pas complètement asséchée. Elle est si lourde que le Lieutenant DUPERRET roule sur toute sa longueur et arrache le 181 juste suffisamment tôt, pour toucher la cime des arbres qui la bordent, ce qui l’oblige à se reposer, sans mal d’ailleurs.

Tout le monde est finalement à Gondrexange où nous prenons le Potez en compte et la promenade sur le secteur commence après plusieurs abandons ( sous-lieutenant CORDIER ; panne d’inhalateur – Lieutenant HLOBIL ; qui perd la patrouille du Commandant BORNE ! Le Potez tient compte de la protection, il évolue correctement, fait sa mission, mais semble bien pressé de quitter le secteur ( renseignements pris, il ne voyait plus sa protection, et il se sentait entouré « d’ennemis invisibles » ). Ils n’étaient tout de même pas si invisibles, car si nous, très bas, n’avons vu que des éclats de D.C.A. (noirs, blancs ou rouges : c’est nouveau ! ) la 3 par contre, à l’étage supérieur ( 9.000 mètres ) a bel et bien vu des ME.

            Pour CASENOBE, ça s’est relativement bien passé, son avion étant criblé de balles, il a du se poser sur le ventre.

            Quand au pauvre CRUCHANT, il a été descendu et après une odyssée fantastique où il vit des boches en l’air et au sol ; il a été emmené à l’hôpital avec une jambe cassée et la mâchoire fracturée : grande joie partout, quand après plusieurs heures d’angoisse, on apprit ces nouvelles rassurantes de la bouche même du Général COCHET qui, toujours sympathiquement, venait rendre visite à ses chasseurs.

            Au cours de l’après-midi une petite patrouille de couverture sans grand intérêt et sans histoire permet au Lieutenant DUPERRET de faire goûter les joies de l’altitude au jeune de la FLECHERE qui, lui, aussi ne rêve que de prouesses et de coups d’éclats.

DIMANCHE 21 AVRIL 1940

            Même genre de travail qu’hier : deux Potez aujourd’hui du même groupe à protéger sur un secteur voisin ( Lembach-Budenthal  ). Mais c’est tout de même plus calme. Dieu merci !

            A part deux abandons ( Adjudant PLUBEAU dont un  mécanicien, malheureusement indigne, avait oublié d’ouvrir la bouteille d’oxygène, et le sous-Lieutenant BAPTIZET dont le moteur cafouille, tout se passe bien.

            Les Potez vont un peu loin sur le secteur, ce qui nous permet d’être entourés de quelques éclats de D.C.A. Grosse discussion pour savoir si la protection a rencontrer des ME. ( Un pilote qui vole avec la 3ème Escadrille et qui veut absolument rencontrer des boches, a vu des croix noires sur des avions que tout le monde a reconnu pour être des Morane 406.

LUNDI 22 AVRIL 1940

            Même temps magnifique qu’hier. Même genre de mission en perspective. Même grosse affluence de chasse : 4 patrouilles de l’Escadrille renforcées par 3 patrouilles de la 3ème Escadrille. Mais tandis que la patrouille guide se dirige, comme il est prévu, vers Zweibrucken, le Potez va inexorablement vers Sarrebruck. Le résultat est qu’après une point en Allemagne dans une zone qui n’a rien à voir avec le secteur donné, le Potez rentre précipitamment dans nos lignes. Il s’ensuit un peu de confusion au sein de la protection mais tout rentre dans l’ordre et tout se passe bien ; tout le monde se pose à 13 h 20 au terrain. Sauf le Sergent-Chef JAUSSAUD qui aurait bien voulu rentrer avant nous, à la suite d’ennuis avec son hélice, mais la navigation ne l’inspire pas et sur le chemin du retour, il passe près du terrain sans le voir, il tourne un peu partout et finalement se pose après tout le monde.

Dans la soirée l’Adjudant TESSERAUD emmène une patrouille de couverture vers Lunéville où un bombardier allemand est signalé à 6.000 mètres. Ils ne le trouvent pas.

Une grande joie pour tous et en particulier pour PLUBEAU ; nous apprenons sa nomination au grade de Sous-Lieutenant. Il est trop mal fichu pour l’arroser dignement dès aujourd’hui.

MARDI 23 AVRIL 1940

Temps toujours magnifique, encore une protection, cette fois-ci sur le secteur La Fantzenau-Erstein.secteur La Fantzenau-Erstein. C'est la 3ème Escadrille qui emmène tout le dispositif. PLUBEAU assez grippé demande à ne pas voler trop haut. Il commandera donc la 1ère Patrouille de l'Escadrille à 6.200 mètres seulement.

            Tout se passe bien du fait de l'ennemi; c'est-à-dire que nous ne voyons rien d'anormal sauf au retour où déjà les jeunes ne se sentent plus de joie en apercevant tout à coup un douteux. Mais ce n'était qu'un inoffensif Potez 540.

            Quelques ennuis mécaniques pour le commandant BORNE qui n'en tient pas compte et continue tout de même, et pour la CHAPELLE qui préfère ne pas semer la pagaille et quitte la patrouille a Saverne.

            Cette journée malheureusement laisse une impression bien pénible. Triste journée en effet : en me posant je vois un Curtiss sur le dos. Comme c'était l'un des premiers à se poser, ma première pensée a été que c'était un pilote de la 3 qui s’était malencontreusement retourné, heureusement sans aucune gravité! (l'ambulance est arrivée dare-dare mais n'a pas eu à servir) Hélas c'est le 110 qui est ainsi proposé pour la réforme, le sous-lieutenant CORDIER en a été quitte pour la peur et quelques égratignures.

            J'ai pensé que son avion s'était embourbé. Non! Les roues étaient simplement parfaitement bloquées! ! !

            Quelques instants après, JAUSSAUD embourbe son avion dans un endroit où il n'avait pas à rouler. De LA FLECHERE qui avait uniquement pour mission de conduire l'avion du sous-lieutenant DUPERRET des soutes à son alvéole demande l'aide d'un mécanicien, embourbe l'avion et finalement ils se mettent à deux pour flanquer une planche dans l'hélice qui tournait. Coût : l'hélice à ses trois pales faussées.

            L'après-midi, DE LA CHAPELLE emmène le lieutenant HLOBIL, en ouverture du terrain. De la CHAPELLE dont le changement de pas du moteur fonctionne mal se repose tout de suite. Le lieutenant HLOBIL, le suit, mais pas de chance, son atterrissage n'est pas très "pinaillé". Il décroche, tombe sur le plan gauche et fait de magistral cheval de bois pour essayer la résistance du train dans le sens latéral : le train tient bon, mais le 24 sera tout de même indisponible pour un bon bout de temps.

            Des journées comme celle-ci, je n'en souhaite pas beaucoup a l'Escadrille, car son écurie, qui n'est déjà pas si riche, tomberait vite à zéro.

            A part, ça, vive la Saint-Georges qui a permis à notre cher BAPTIZET piqué contre la typhoïde, et qui pour cela n'a pas assisté à ces exploits, de payer largement à boire.

 

 Mai 1940