19 DECEMBRE 1939

Depuis trois semaines, le commandant d’Escadrille n’a rien écrit sur ce journal. La raison en est simple, il était en permission ! C’est le sous-lieutenant DUPERRET qui l’a remplacé, puis le lieutenant GIRARD qui rentre d’un stage dit «d’informations sur le front de l’Armée de Terre :

voici ce qu’il en dit :

«Ce fut, en réalité du véritable tourisme aux armées  Monter aux lignes en car Panhard, dégustation de langoustes aux avants-postes ! (avec accompagnement de «Tiens Marie». «Comme de bien entendu ! »... «Ici commence la zone de la mort » comme disent nos bons amis, les «combattants du stylographe.»

Pendant ce début de décembre, très peu de missions, le temps en est la cause.

Le 7 décembre deux couvertures du terrain, le 17 une mission de couverture par «Plafond bas et visibilité mauvais» ce qui n’est pourtant pas une excuse pour un chef de patrouille de se retrouver sur un autre terrain.

N’est-ce pas de la CHAPELLE? Au cours de cette mission, de la CHAPELLE volait avec un nouveau pilote de l’escadrille un Tchèque, le C.C. PUDA arrivé au Groupe ainsi que le C.C. MACURA, son mécanicien, au début du mois et sur lequel on a le droit de fonder les plus belles espérances. PUDA est un excellent pilote, un collaborateur du virtuose NOVAK et il a pris remarquablement le Curtiss en main dès le premier vol.

D’activité aérienne, à part ces deux missions, rien d’autre donc que deux ou trois essais et naturellement « les convoyages à Bourges».

Ces convoyages sont nés de la nécessité d’effectuer quelques transformations aux Curtiss. Le problème consiste donc à emmener un Curtiss à Bourges où on l’y laisse quelques jours et à en reprendre un qui a déjà été transformé. Occasion pour les pilotes de changer un peu d’air en général de passer une nuit dans une autre région que la zone des armées.

Mais comme le fait remarquer le lieutenant DUPERRET «l’avion est un moyen rapide pour se déplacer, mais on arrive très lentement».

De fait le temps est bien mauvais et si on profite d’une éclaircie pour partir on peut être sûr que le lendemain il y aura à Bourges un brouillard à couper au couteau qui interdit absolument toute velléité de rentrer. Mais laissons donc TESSERAUD nous raconter les péripéties d’un de ces déplacements à Bourges, qu’il fit en compagnie du sergent DIETRICH et du caporal tchèque TRUHLAR , deux jeunes équipiers de la 3ème Escadrille.

HISTOIRE D’UN VOYAGE AERIEN  XAFFEVILLERS-BOURGES :

(Patrouille : Adjudant TESSERAUD, sergent DIETRICH, caporal TRUHLARD)

« Les jours sont tellement devenus monotones et insipides à cause du mauvais temps, que la moindre petite histoire, l’incident le plus modeste sont accueillis avec un immense intérêt. »

Je parle d’incident, car ce n’est malheureusement pas de fait de guerre qu’il s’agit, mais tout simplement d’un petit voyage Xaff-Bourges et retour.

«Donc début du voyage normal, étape prévue : Dijon, atteint sans effort, le samedi après-midi. Le lendemain, mauvais temps, on part quand même, vers 14 heures, le plafond déjà médiocre, descend de plus en plus, tout se bouche et devant et derrière, mais comme il ne s’agit pas de nuages, de pluie, nous traversons. le plafond : au-dessus un soleil éclatant.

Nous continuons toujours cap plein ouest, enfin, au bout de vingt minutes un large trou, nous repassons dessous et dix minutes après le temps devenant de plus en plus mauvais à tel point que Bourges est complètement bouché, nous nous posons à Nevers.

Là, un lieutenant, ancien pilote de guerre, boitillant légèrement nous accueille et nous propose une sortie.

Après un bon dîner et après avoir bu le champagne dans plusieurs boites de nuit plus ou moins orthodoxes, la 402 du lieutenant, certainement un peu émue, ou plutôt le lieutenant lui-même, ou peut-être même les deux, se refuse à partir. Il ne nous reste plus qu’à pousser la voiture. Auparavant, et pour se mettre en train, on met en fuite à coups de poings et à coups de pieds, bien placés, quatre élégants, genre métèques qui se payaient à bon marché de notre tête.

Le lendemain dimanche, pour remercier, nous nous payons une petite séance d’acrobatie avant de partir. Arrivée à Bourges sans histoire.  Là, nous retrouvons un camarade de mon ancienne Escadre, l’adjudant EMPRIN, soi-disant prisonnier des Boches, pour un prisonnier, il se porte bien, j’ai même l’impression que les épluchures de patates allemandes ont dû lui profiter, car son abdomen s’arrondit agréablement.

Le lundi, pour ne pas changer, mauvais temps, de la brume partout. Vers 14 h. 30 la météo nous annonce 300 m. de plafond à Châtillon. Nous décidons de partir, le temps de sortir et de mettre en route les appareils, il est 15 h. 15. Nous partons, cap 75°, le plafond s’abaisse de plus en plus, nous passons le Morvan au ras des pissenlits, que nous n’apercevons plus à un moment donné pendant sept longues minutes. j’ai bien cru, à un moment qu’il y aurait de la casse; mais non, nous émergeons à Monbard, sur le canal de Bourgogne. Nous essayons de gagner Dijon, impossible. Je cherche le terrain de Montbard, en construction, mais évidemment il se trouve au milieu d’une forêt sur le plateau et dans la brume, et par conséquent je ne le trouve pas.

Il ne nous reste plus qu’à atterrir en campagne. Dans la prise de terrain, les deux équipiers occupés à sortir le train, me perdent de vue et se posent à deux kilomètres de là, à Pouilly.

Le caporal TRUHLAR se pose bien, par contre le sergent DIETRICH un peu énervé, et celà se conçoit, étant donné son manque d’habitude, s’amène un peu trop vite, saute une barrière où il plisse la queue de son avion, traverse un petit mur et s’arrête enfin, l’avion étant complètement démoli; il n’a pas une égratignure.

Le lendemain, après une demie-journée employée à arracher les avions d’une boue tenace, particulièrement tenace même, car j’ai dû lui concéder, l’une des semelles de mes souliers, nous arrivons à décoller, où d’une façon plus correcte à déjauger les deux taxis. Nous passons la nuit à la ville voisine, après y être descendu dans la Buick d’un lieutenant au coeur accessible à la pitié.

Le lendemain, la météo nous annonce 50 mètres de plafond à Langres et de 600 à 800 mètres à Epinal, par prudence, je suis aveuglément la voie ferrée jusqu’à Langres où le plafond est plus haut que prévu, puis le canal jusqu’à Epinal où il n y a que 100 mètres et enfin Xaffevillers,  terme d’un voyage légèrement mouvementé. Il ne me reste plus maintenant qu’à recevoir les félicitations du commandant de Groupe… »

 

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Toutefois la monotonie dont se plaint TESSERAUD a été brisée, une fois, par une petite chasse aux parachutistes (le leitmotiv de plusieurs notes de service qui nous inondent). L’on vit ainsi un matin, dans l’aube froide, une petite troupe se profiler sur le sentier de la guerre qui joint Roville-aux-Chênes à Saint-Maurice les Mortangnes.... C’était le chef SARRET armé d’un F.M. et suivi de deux braves à trois poils (et à fusil gras) de l’Escadrille, du garde JESSEL et du lieutenant GIRARD ! Après avoir battu bois et vallons pendant la matinée entière, tout ce joli monde se retrouve à l’heure du lunch (fromage, vin blanc) chez Madame la garde-forestière.

Ainsi se passèrent ces quinze jours pendant lesquels les Petits Poucets ne virent point l’Ogre!....

«Le temps est de plus en plus froid », note le lieutenant GIRARD, et le thermomètre reste bloqué entre – 5 et – 10. Givre et brume qui transforment la nature en paysage de Noël, tels qu’on les voit sur les cartes postales en couleurs.

JEUDI 21 DECEMBRE 1939

Depuis longtemps n’avait pas eu lieu une mission sur les lignes, groupant autant d’avions. Chasse libre avec sept avions travaillant en liaison avec six avions de la 3ème escadrille. Le temps est superbe, très sec mais bien froid. la piste est entièrement recouverte d’une fine couche de neige. Coup de chasse libre dans le vide : moteurs qui cafouillent pilotes qui ont des hauts-le-coeur et même échange de balles sans résultat (pour l’Escadrille, en tous cas).

Partent donc le Lieutenant VINCOTTE, l’adjudant BAPTIZET et le CC PUDA dans une première patrouille, suivis du capitaine ENGLER, du lieutenant GIRARD, de l’adjudant PLUBEAU et du sergent de la CHAPELLE en deux patrouilles légères.

Décollage : 14 h. 30 à montée à 4.000 mètres vers le nord de Saverne.

Le P.C. signale un bombardier venant vers 270, PLUBEAU reste un peu en arrière pour le prendre. Mais.. rien.. L’ensemble remonte vers Bitche les deux patrouilles de la 3 sont à l’avant.

A 6.800 mètres, je vois une quinzaine de ME.109 venant du sud-Ouest et se dirigeant vers l’Allemagne, en formation de défilé. PUDA ne peut pas suivre, la CHAPELLE, malade, a abandonné. Je fais signe «ennemi en vue» et au cours de la montée, en faisant demi-tour pour me placer dans la queue du dernier mon moteur bafouille, s’arrête ; reprend, cale de nouveau.

Impossible de les suivre. Ils n'ont pourtant pas bougé : ils ne nous avaient pas vus. PLUBEAU voit un Curtiss piquer, c'est CASENOBE, de la 3, au moment ou il remonte, il aperçoit une bagarre et dégage un Curtiss (probablement lieutenant GUIEU, qui avait un ME dans sa queue. Il arrive derrière le ME en passant entre ses deux équipiers, le seringue, le ME dégage en retournement brutal. PLUBEAU n'insiste pas à cause des deux autres qui sont près de lui.

Retour au terrain assez « individuel » . J'ai retrouvé BAPTIZET après avoir quitté le secteur.

VENDREDI 22 DECEMBRE 1939

Même temps froid et sec, sans aucun nuage. Au cours d'une protection de P.630 du G.R. 2/52 sur le secteur Alt-Hornbach-Hilst, aucun ennemi en vue quoique le lieutenant DUPERRET prétende avoir aperçu une masse d'une douzaine de ME, vers Pirmassens.

Protection faite en collaboration avec deux patrouilles de la 3ème Escadrille et deux patrouilles de MS 406 du G.C. 3/2.Toutes les patrouilles rentrent en restant longtemps à très haute altitude dans l'espoir de rencontrer quelque ennemi, le temps favorisant les reconnaissances profondes : nos attentes furent malheureusement déçues une fois de plus.

VENDREDI 22 DECEMBRE 1939

Une pluie d'honneurs s'abat sur l'Escadrille. En présence des représentants de toutes les unités de la F.A de l'armée, le général TETU, commandant la zone des opérations aériennes de l'est, remet, au cours d'une prise d'armes très simple et très réussie, la croix de la Légion d'honneur à l'adjudant PLUBEAU, lecture est faite des trois citations de PLUBEAU, dont voici le texte :

PREMIERE CITATION

(Ordre général N° 10 du 15 décembre)

Adjudant PLUBEAU, Camille

« Pilote de grande classe. Chef de patrouille d'une habileté et d'un courage exemplaires, dont l'ardeur au combat justifie les succès obtenus sur ses adversaires, au cours des nombreuses missions auxquelles il a participé. A remporté une nouvelle victoire le 8 novembre 1939 en abattant un avion de bombardement ennemi dans nos lignes. (Deux avions homologués). Citation à l'ordre de la Première Armée Aérienne). Croix de guerre avec Palmes »

 

DEUXIEME CITATION

(Ordre général N° 11du 16 décembre)

« Chef de patrouille de premier ordre et pilote expérimenté. Le 24 septembre 1939, au cours d'une mission de protection attaquée par plusieurs avions ennemis très mordants,
leur a tenu tête et les poursuivant loin dans leurs lignes, a réussi à abattre l'un d'eux. (Croix de guerre avec Palmes) »

 

TROISIEME CITATION

(Ordre général N° 7 du 19 décembre 1949)

Promotion au grade de Chevalier de la légion d'Honneur

« Chef de patrouille remarquable dont la valeur s'affirme à chaque rencontre sanctionnée par plusieurs victoires. Pilote ardent d'un courage exemplaire, ne s'est jamais laissé arrêté par le nombre de ses adversaires qu'il domine par son audace réfléchie, l'habileté de ses manœuvres et la précision de son tir. Le 31 octobre 1939, a attaqué à la tête de sa patrouille, un avion de reconnaissance ennemi qu'il a abattu en flammes à l'intérieur de nos lignes. (Troisième homologué). Déjà cité pour faits de guerre. (la présente promotion comporte l'attribution de la croix de guerre avec Palmes) »

 

Et ensuite, c'est au tour de TESSERAUD, de BAPTIZET et de la CHAPELLE d'être sur la sellette.

Voici d'ailleurs les textes de leurs citations respectives:

 

Adjudant TESSERAUD Georges

(ordre général du 11 au 16 décembre 1939).

« Brillant chef de patrouille. Le 25 septembre 1939, au cours d'une mission de protection, n'a pas hésité à attaquer plusieurs avions ennemis et à les poursuivre profondément dans leurs lignes. le 27 septembre 1939, avec l'aide de ses co-équipiers à réussi à battre en flammes deux avions ennemis. (croix de guerre avec Palmes) »

 

Adjudant BAPTIZET Georges

(Ordre général du 11 au 16 décembre 1939)

« Hardi chef de patrouille, pilote éprouvé. Le 25 septembre 1939, au cours d'une mission de protection sur les lignes ennemies, a attaqué plusieurs adversaires pour dégager un camarade en péril. Le 25 septembre 1939, en compagnie de deux coéquipiers, a abattu deux avions ennemis, au cours d'un violent combat. (Croix de guerre avec Palmes) »

 

Sergent de la CHAPELLE Antoine

(Ordre général du 9 décembre 1939)

Attribution le 29 septembre 1939 de la Médaille Militaire

« Jeune et brillant pilote de chasse, doués des plus remarquables qualités de bravoure, et d'audace. Le 24 septembre 1939 dans un combat inégal contre plusieurs adversaires, a réussi a ramener dans nos lignes son appareil en feu, n'évacuant son bord en parachute qu'au-dessus du territoire ami. Le surlendemain, au cours d'une mission de couverture, s'est courageusement porté au secours d'un camarade en péril, prenant en chasse un appareil ennemi et le poursuivant à très basse altitude jusque dans les lignes allemandes. (Croix de guerre avec Palmes) »

A l'issue de cette cérémonie, arrosage au mess des Officiers. Champagne offert aimablement par le colonel COCHET qui était venu de la Hoube, son P.C. situé en plein cœur des Vosges, dans sa superbe « Mercury ».

            Aucune activité aérienne, si ce n'est deux essais avion et le départ du "Patron" pour Bourges (c'est bien son tour). Il est navré de s'éloigner de Roville-la-jolie au moment des fêtes. Nous apprenons, le soir qu'il a été obligé de se poser au Bourget par suite du mauvais temps.

Le brave DUPERRET astique une dernière fois ses chausses. Il part en permission cette fois-ci.

24 DECEMBRE 1939

Temps superbe, mais froid exceptionnel.

C'est la sympathique protection habituelle de deux P.631 qui se promènent à 6.000 . A vos souhaits. Photographieront-ils ? Photographieront-ils pas ?

Voici Herbevillers où nous prenons les Potez en compte. « Du plafond où je me trouve (c'est le lieutenant GIRARD qui parle) avec le capitaine ENGLER et BAPTIZET, le coup d'œil est magnifique. Au dessous de nous PLUBEAU, LA CHAPELLE et PUDA puis deux patrouilles de la 3, puis les camarades du 3/2 avec leurs petits moranes ».

C'est une longue spirale de 17 taxis qui descend à la poursuite de deux Potez. Assez rapidement le dispositif est pris et tout ce joli monde remonte vers le nord, le long des Vosges ouatées de stratus.

Les étangs gelés (nos pieds aussi). Sarreguemines, Bitche, lieu familier… La mer de nuages, hélas. Et l'Hitlérie au dessous.

Adieu la photo. Les Potez s'obstinent à tourniquer quand même. C'est maintenant le retour. Nous allons chercher PLUBEAU et PUDA (DE LA CHAPELLE a dû nous quitter, ses mitrailleuses tirant sans arrêt, on aura tout vu) qui sont eux-mêmes allés chercher une patrouille de la 3 qui était restée à flâner au nord du secteur.

LUNDI 25 DECEMBRE 1939

Le Père Noël a mis dans nos sabots un bon brouillard bien épais et bien froid. Le bon capitaine ENGLER qui commande le Groupe en l'absence du capitaine BORNE en permission, laisse la plupart d'entre nous au lit jusqu'à 11 heures. A midi, les hommes trouvent la table mise et le menu de Noël suivant :

Saumon mayonnaise

Gigot de mouton

Haricots verts

Tartes

Demi-litre de vin rouge.

L'après midi, des réjouissances avaient été préparées. Le clou fut le désembourbage du camion-citerne de 18 tonnes effondré au milieu de la piste. l'adjudant-chef RAVIER dirigeait les opérations et indiquait à chacun sa besogne… avec son morceau de durit !…

Le soir un grand banquet organisé au Couvent par la Compagnie de l'Air réunit toute l'aviation de Roville. Les Petits Poucets se font remarquer par leur entrain et le bonnet de coton dont ils se sont recouvert le chef.

Une grande tombola : chacun à son lot!

Il y a un peu de vent dans les voiles… et l'on peut voir (entre autre choses) le sergent dit « la Belette », danser le Horsey-Horsey en compagnie de l'adjudant RAVIER au son de l'accordéon…

28 DECEMBRE 1939

Un officier arrive spécialement de Paris en voiture pour nous faire apposer nos signatures sur un parchemin qui doit être vendu le soir au cours d'une représentation dite " de gala" (ce doit être beau) ! à Paris au profit d'une œuvre de l'aviation. Je dois avouer que nous avons dû imiter la signature du "Patron" pour qu'elle figure en bonne place. Il a dû assister le soir à la corrida à Paris (il n'est pas encore rentré de son voyage de Bourges). Je pense qu'il nous racontera cela.

30 DECEMBRE 1939

  Le mauvais temps persiste. Quelques éclaircies au milieu de gros nuages de neige. Deux missions de couverture à priori sans résultat, exécutées la veille ; deux mêmes missions exécutées aujourd'hui.

Toujours les mêmes difficultés de tir en altitude, dues au froid (-40° constamment à 8.000 mètres). On en arrive à nettoyer les armes tous les jours et à ne pas y laisser le moindre soupçon de graisse. Chaque pilote cherche un moyen de protéger ses armes du froid (amiante, papier), mais il n'y a rien de vraiment satisfaisant. Le commandement s'en préoccupe : nous attendons le résultat de ses recherches !

 

 Janvier 1940