Avertissement: si vous souhaitez connaitre l'organisation de la Chasse Française lors de la Grande Guerre, rendez-vous sur l'excellent site de Patrice Gaubert en cliquant ici.



12 juillet 1917
:  Création de l'escadrille 155 sur le terrain de Montdésir, près d'Etampes, par le Lieutenant GEORGE (photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés) qui en prend le commandement. Dotée initialement d'avions Nieuport 24 bis, cette unité porte, pour cette raison, l'appellation N 155.


 

L'escadrille est représentée par son insigne, le "grand Cacatois"
 

(photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés)




 

Le 1er mars 1918, le Cacatois laisse place au nouvel insigne: "Petit Poucet bondissant à travers l'espace, chaussé d'immenses bottes aux éperons pourvus d'une étoile en guise de molette". Le Petit Poucet est noir sur fond ovale jaune.
(En lien: insigne personnel de Urbain Caluzio)



Photo exceptionnelle: le premier Petit Poucet peint sur un Spad.... (photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés)
 



 


 Le sergent Degorce, avec l'emblême du Grand Cacatois
 
(photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés)

 

 

Les pilotes à la création de l'escadrille

Lieutenant GEORGE, Commandant d'escadrille

Lieutenant BECHON

Sous-Lieutenant CASTAIGNET

Sergent GASTON

Sergent DEGORCE

Sergent LEFOY

Caporal BARBIER

Caporal BETTEND

Caporal PRATZ

Caporal MONTANGE

Caporal CHANCEREL

Caporal PAUGIER

Caporal WILMART (Argentin)

Caporal WRIGHT (Américain)

Caporal JANNEKIN





 Les pilotes de la Spa 155..... (de gauche à droite)
 PAUMIER/BARBIER/WRIGHT/DESBANS/WILMART/GUIRANT/CHANCEREL/TORMARE/DEGORCE
 
(photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés)





Rejoindront l'escadrille:
Le 27 septembre 1917: Caporal PUISTIENNE.
Fin 1917: Lieutenant TOURTAY, Sergent PAUMIER, Caporaux GANDRY, JOUBERT, GUY et PRAGOU.
Le 10 février 1918: Lieutenant PELISSIER.
Puis le 1er avril 1919: Lieutenants ou Sous-Lieutenants: RONDOT, DE LEVAQUE, LENERT, GAULLIER. Adjudants: LETOMBE et AUBAILLY. Sergents ou Mal des Logis: PATRY, DELESTRE, CHAMPAVIE, TRAMINI, WINNAERT, CORDIER, POUCHOL, FREVEL, BAZIN, CHATELET, ROY. Brigadier: RESTAUX.
NOTA: listes incomplètes...






 
Spad XIII au réglage, 1918
(coll. Leaman/CCI)





Opérations : Affectée à la IV Armée (Général GOURAUD), la N 155 gagne le 14 juillet 1917 le terrain de La Noblette (Marne), où elle est incorporée au Groupe des Escadrille de Chasse d'Armée, commandé par le Capitaine COURRET DE VILLENEUVE,  formation qui comprend déjà les escadrille N 48 et N 94.
Le séjour de la N 155 à la Noblette est de courte durée; l'unité se transporte le 6 août sur le terrain de Melette (Marne), où elle demeure jusqu'à la fin de janvier 1918.
Sur le front de Champagne, ses chasseurs exécutent pour le bénéfice des grandes unités de l'Armée des opérations de destruction de l'aviation ennemie, de protection du Bombardement, dans la limite (bien faible encore) du rayon d'action des Nieuport, et des reconnaissances assez profondes des arrières ennemis.

Le premier pilote de l'escadrille tué à l'ennemi est le caporal VILMART, abattu en combat aérien le 1er novembre 1917.

Dans ce même mois de novembre, l'escadrille échange ses Nieuport 24 bis contre des Nieuport 27, plus rapides et plus maniables.




 
 

 NIEUPORT 27
 
-mise en service: 1917
- moteur Le Rhône 9Jb, 9 cylindres, refroidissement par air, 120 cv
- vitesse maxi: 187 km/h
- autonomie: 1H30
- armement: 2 mitrailleuses




A la fin de janvier 1918, l'escadrille 155 devenue la SPA 155 depuis sa transformation fin décembre 1917 sur Spad X et XIII, est incorporée au Goupe de Combat 18 formé à la même époque par le Capitaine SABATIER, sur le terrain du Plessis-Belleville. Les autres escadrilles de ce Groupe sont les SPA 48, 94 et 153.




SPAD XIII
 
- mise en service: septembre 1917
- moteur Hispano-Suiza 8Bec, 8 cylindres en V, refoidissement liquide, 235 cv

- vitesse maxi: 207 km/h
 
- autonomie: 2H00
- armement: 2 mitrailleuses





Le 10 février 1918, le Groupe de Combat 18 entre dans la constitution de l'Escadre de Combat N°1, intégrée elle-même dans le Groupe MENARD qui intègre l'Escadre de Bombardement 12 (Groupes 5, 6 et 9, commandés par le Commandant VUILLEMIN).
L'escadrille SPA 155 est appellée à participer aux batailles d'arrêt successives qui permettent à nos armées d'enrayer les formidables poussées allemandes sur la Somme et l'Avre (21 mars-7 avril), sur l'Aisne et la Marne (27 mai-4 juin), sur le Matz (9-12 juin), sur la Marne et en Champagne (15-18 juillet).


Dans l'intervalle de ces actions, les escadrilles de chasse assurent la protection ou le recueil de nombreuses missions de reconnaissance ou de bombardement sur les arrières des différents fronts de combat.
La SPA 155 se multiplie, ses pilotes accroissent sans cesse le nombre de leurs victoires, mais des pertes cruelles viennent aussi éclaircir ses rangs. L'ennemi fait un immense effort pour augmenter le nombre et la qualité de ses unités aériennes, les rencontres se faisant donc de plus en plus meurtrières.


En avril, le Lieutenant BECHON, le Maréchal des Logis PAUMIER et le Brigadier JOUBERT tombent à l'ennemi. En mai ce sont le Caporal KIRILOFF et le Brigadier LAPICOTIERE, et le 20 mai le Lieutenant CASTAIGNET disparait en patrouille.


A partir du 10 juillet 1918, l'escadrille SPA 155 prend part au sein du Groupe de Combat 18 (commandé par le Capitaine LAURENT et sous l'impulsion énergique du Lieutenant GEORGE, puis du Lieutenant LABITTE) à la contre-offensive victorieuse connue sous le nom de 2ème victoire de la Marne (Xème Armée du Général MANGIN), puis avec la IIIème Armée (Général HUMBERT) à la bataille du Santerre (8-30 avril) qui fait tomber le massif de la forêt de Saint-Gobain.


Elle est engagée du 12 au 30 septembre sur le front de la IIème Armée (Général HIRSHAUER), dans la bataille de Saint-Mihiel qui livre à l'Armée Américaine le saillant du même nom, enfoné comme un coin redoutable à l'intérieur du territoire Français.
L'escadrille perd en septembre 2 de ses pilotes, le Brigadier BOULARD et le Sergent GRIMAUD, tués en mission, et le 3 octobre le Brigadier TALLET, disparu en patrouille.


Elle participe également enfin dans la zone d'action de la IV ème Armée (Général GOURAUD) aux opérations offensives des dernières semaines de la guerre qui conduisent les avants-gardes de cette armée jusqu'à la Meuse, où l'armistice du 11 novembre 1918 les arrêtent...


Stationnée le 1er avril 1919 sur le plateau de Malzéville, en Lorraine, l'escadrille est transportée au début du mois de juillet de la même année sur le terrain de Bron, près de Lyon.


Elle y est dissoute fin juillet, ses éléments étant affectés à la 1ère Compagnie du 2ème Groupe d'Aviation.



 


 Le caporal Kiriloff, au centre. (tué en mai 1918)
 
(photo coll.Thierry Nicolo - Tous droits réservés)




Morts au Champ d'Honneur

Pilote

Date

Circonstances

Caporal WILMART

01/11/1917

- tué en combat aérien

Lieutenant BECHON

01/04/1918

- disparu en patrouille

Mal des Logis PAUMIER

12/04/1918

- disparu en patrouille

Brigadier JOUBERT

12/04/1918

- disparu en patrouille

Caporal KIRILOFF

17/05/1918

- disparu en patrouille

Brigadier LAPICOTIERE

20/05/1918

- disparu en patrouille

Lieutenant CASTAIGNET

20/08/1918

- disparu en patrouille

Mal des Logis CAUDET

21/08/1918

- tué dans un accident d'avion

Soldat MARMANT

22/08/1918

- Mécanicien, tué accidentellement

Brigadier BOULARD

13/09/1918

- disparu en patrouille

Sergent GRIMAUD

30/09/1918

- tué au départ d'une mission

Brigadier TALLET

03/10/1918

- disparu en patrouille

Adjudant MAHOMME

10/11/1918

- tué dans un accident d'avion



L'escadrille compte 15 appareils ennemis abattus, 12 officiellement homologués, et 1 drachen.


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